Légendes vivantes (Titre Original: Anchorman 2: The Legend Continues)

Dans Légendes vivantes en HD, la personnalité du petit écran chérie Ron Burgundy (Will Ferrell) et sa nouvelle femme Veronica Corningstone (Christina Applegate) sont au sommet de leur forme – couvrant des weekends diffusés à l’échelle nationale dans les quartier de la ville de New-York pour la chaîne WBC. Cependant, quand la paire est invitée à rencontrer l’ancien présentateur vedette de la chaîne prenant sa retraite, Corningstone est promue (devenant la première femme à présenter les nouvelles à échelle nationale) et Burgundy est viré. Triste et amer de la décision de la WBC, Burgundy force Corningstone à choisir entre sa promotion et leur mariage.
Sans boulots en vue (et maintenant une ex-femme) dans la ville de New-York, Burgundy retourne à San Diego (laissant son garçon de sept ans derrière lui) où il, déprimé et saoul, il présente le show des dauphins en direct à Sea World. Jusqu’au jour où Burgundy est contacté par un réalisateur télé qui va changer le business de la présentation des news en créant le cycle de news pendant 24h. Armé de son nouvel objectif, Burgundy prévoit de se réunir avec son ancienne équipe de diffusion – Champ Kind (David Koechner), Brian Fantana (Paul Rudd) et Brick Tamland (Steve Carell) – pour qu’ils puissent faire l’histoire (et se venger de la WBC) en faisant parti de la nouvelle chaîne Global News Network (GNN).

L’histoire originale d’Anchorman, sorti en 2004, était un succès critique et commercial, offrant un mélange de phrases cultes et une histoire ironique sur la misogynie dans la télévision des années 1970. Pourtant, même si c’est la même équipe de scénaristes/réalisateurs/producteurs pour ce second volet de Légendes vivantes, très peu de rires sont plus forts et plus brillants que dans la premier volet. En général, la séquelle de McKay est une suite adéquate, mais en tout et pour tout, c’est un mélange de gags incohérents, mis ensemble par le biais d’un scénario alambiqué, avec des blagues qui passent de très drôle à des riffs sans aucune originalité que les spectateurs auront déjà vu auparavant, et mieux fait.
Au final, McKay et Ferrrell on construit une franchise solide avec le premier volet, avec des personnages aimables et des dialogues qui on fait du film un classique de la comédie moderne. Le projet a mis la barre très haute, et pour résultat, même quand c’est une séquelle qui marche, ça reste inférieur en presque tout points imaginables: moins intelligent, moins drôle, et moins mémorable. Pour résultat, Légendes Vivantes, va sûrement décevoir quelques uns, mais la suite est vraiment meilleure que la plupart des autres franchises qui sortent des suites récemment, et ça grâce à une performance du casting, qui offre suffisamment de rires pour faire de ce film une recommandation facile.

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Le Majordome (Titre Original: The Butler)

Le drame historique est basé sur la vie et l’époque du défunt Eugene Allen: un Afro-Américain qui était employé en tant qu’assistant majordome, et éventuellement en tant que maître d’hôtel de la maison blanche de 1952 à 1986. Quand il a pris sa retraite, Allen avait travaillé avec sept présidents différents des Etats-Unis, pendant une période de temps où le paysage social américain commençait à changer radicalement.
Le film de Daniels a en tête d’affiche Forest Whitaker dans le rôle de Cecil Gaines, le personnage inspiré par le véritable Eugene Allen. Cecil commence humblement en travaillant en serviteur d’une maison de l’enfance d’une ferme de coton dans les années 1920, mais devient très vite Le Majordome officiel – avant qu’il accepte une offre pour devenir le membre de l’équipe du Bureau Ovale. Cependant, les longues horaires demandées par le travail de Cecil font des ravages sur sa femme Gloria (Oprah Winfrey); sans mentionner, la consécration de Cecil pour la maison blanche qui le met en froid avec son plus vieux fils Louis (David Oyelowo), qui plus tard devient un participant à la volonté de fer dans le Mouvement des Droits Civils Américains.

Oprah Winfrey et Forest Whitaker dans le rôle de Gloria et Cecil Gaines dans Le Majordome

Oprah Winfrey et Forest Whitaker dans le rôle de Gloria et Cecil Gaines dans Le Majordome

Le réalisateur Lee Daniels et le scénariste Danny Strong (Game Change) ont pris un grand nombre de libertés avec pour base l’article écrit par Will Haygood “A Butler Well Server by This Election”, dans une tentative de transformer la vie d’Allen et l’époque en une métaphore plus large des conflits d’idéologies entre la communauté Afro-Américaine, à propos des meilleurs moyens pour instaurer des progrès sociaux/réformes dans les Etats-Unis pendant la seconde partie du 20ème siècle. Le résultat final du film est une biographie un peu terne, un peu maladroite (et quelquefois mal guidée) avec des allégories historique, malgré les intentions nobles du casting et du réalisateur en question.
Ce qui est frustrant avec Le Majordome quand vous considérez le film comme un tout – c’est qu’il a été clairement produit avec des intentions décentes. Pourtant, le film raconte les leçons importantes que l’ont peut apprendre en étudiant la vraie vie d’Eugene Allen – et qui tourne son histoire en sorte de sermon cinématographique à propos de l’histoire qui est racontée d’un point de vue différent, et offre une perspicacité limitée au sujet des topiques majeurs du film. Pour en finir, la source de l’article utilisée par Haygood est bien plus intéressant et touchante pour une simple raison: ça raconte juste l’histoire d’Allen, sans rajouter d’exagération (qui ne sont pas nécessaires).

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Le Mariage de l’année, 10 ans après (Titre Original: The Best Man Holiday)

Regina Hall et Harol Perrineau dans Le Mariage de l'année, 10 ans après

Regina Hall et Harol Perrineau dans Le Mariage de l’année, 10 ans après

Le Mariage de l’année, 10 ans après reprend 15 ans après le premier film, nous réunissant avec l’auteur Harper Stewart (Taye Diggs), qui attend le premier enfant avec sa femme Robin (Sanaa Lathan). La carrière de scénariste d’Harper est retombée depuis le hit Unfinished Business (le catalyseur du drame dans le premier film), et donc, pendant l’invitation pour une visite pendant les vacances avec sa famille distante, la star de la NFL Lance Sullivan (Morris Chestnut), détient des opportunités lucratives pour sa carrière.
Lance prend sa retraite du football américain bientôt, et Harper voit l’opportunité de faire une biographie du joueur star. Cependant, d’abord il va devoir retisser le lien entre lui et Lance qui a été rompu à cause de l’affaire fameuse de la femme de Lance, Mia (Monica Calhoun) – sans mentionner le fait qu’il doit faire avec le drame qui vient avec ses anciens amis comme Julian (Harold Perrineau), Candy (Regina Hal), Shelby (Melissa De Sousa), Jordan (Nia Long) – et bien sûr, la langue de vipère Quentin (Terrence Howard) tout sous un même toit à nouveau. Pendant que les anciennes plaies et les nouvelles douleurs menaces de briser le lien du group, ils apprennent bientôt qu’il n’y a pas de meilleur moment que les vacances pour célébrer la vie, l’amour, et la bonne amitié.
En 1999, Malcolm D. Lee amène quelque chose de vraiment unique sur les écrans de cinéma: une histoire qui raconte de jeunes Afro-Américains bien éduqués et avec du succès qui a utilisé l’art de l’écriture et une façon de raconter intelligente pour une exploration perspicace des vérités et des mensonges qui coexistent souvent dans un groupe proche d’amis de longue date. Alors que cette suite qui a mis longtemps à arriver n’est pas aussi rafraichissante ou innovante que son prédécesseur, sa simplicité d’histoire version sitcom est compensée par un mix d’humour cru et audacieux et de drame émotionnel pesant qui élève le film au dessus du standard du genre et de l’effet “ils sont passé où maintenant?” de pas mal de séquelles.

Au final, Le Mariage de l’année, 10 ans après est une suite qui vaut la peine d’être vue et qui réussit à pousser ses personnages en avant d’une façon vraiment mature et émotionnellement honnête. Le meilleur dans tout ça, quand le film se termine, on est laissé avec l’impression qu’une autre visite de ce groupe unique d’amis est une chose que l’ont aimerait bien… même s’il faut attendre une autre décennie et demi pour que ça arrive.

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Le rôle de ma vie (Titre Original: Wish I Was Here)

Dans Le rôle de ma vie, Aiden Bloom (Zach Braff) est un père de famille et un acteur dans la galère – qui attend toujours de percer dans Hollywood. Père de deux, Aiden est soutenu par sa femme qui travaille dure, Sarah (Kate Hudson), qui garde un travail non-gratifiant pour que son mari puisse participer à des auditions et puisse poursuivre son rêve. Le père d’Aiden, Saul (Mandy Patinkin), apporte aussi son aide, en payant les frais pour une école privée juive, à ses deux enfants, Grace (Joey King) and Tucker (Pierce Gagnon).
Cependant, quand les coups médicaux de Saul qui a une santé qui se détériore augmentent, obligent Saul à ne pas pouvoir maintenir de payer pour l’école des enfants, ce qui pousse Aiden à regarder la réalité en face: il a 35 ans, poursuivant un rêve qui ne va sûrement jamais se réaliser, tout en négligeant sa famille, foyer, et sa propre estime. Pas vraiment sûr de ce qu’il doit faire après, il essaye de se rapprocher de son père, accompagné de Grace et Tucker, ainsi qu’avec son frère séparé, Noah (Josh Gad), tout aussi que de rénover la maison familiale et préparer ses enfants à la vie de l’école public, tout en essayant de réfléchir à une nouvelle direction pour sa vie d’adulte.
En tant que réalisateur, co-écrivain (avec son frère Adam J. Braff), producteur, et star, Zach Braff a utilisé une campagne Kickstarter pour que les frais de productions de son film Le rôle de ma vie soient couverts. Cette méthode, qui consiste à recevoir des dons de gens, a fait pas mal parlé d’elle-même, en créant la controverse, surtout après que Worldview Entertainment a signé un contrat dans le but de fournir des fonds supplémentaires pour le film, mais le cinéaste maintient que Le rôle de ma vie – son premier film en tant que réalisateur depuis Garden State en 2004 – n’aurait pas pu voir le grand écran avec la méthode traditionnelle de passer par les studios. C’était une expérience intéressante (une expérience que d’autres scénaristes ont commencé à envisager), mais le résultat final est un mélange étrange, qui reste un mélange agréable et poignant par moments, pendant plus d’un moment dans cette histoire. Les spectateurs qui ont appréciés Garden State sauront retrouver le même style de Braff – même si son deuxième essai est moins convaincant (et moins original) que son prédécesseur.
Les spectateurs qui attendent un film entièrement innovant de la part du nouveau projet de Braff, qui choisit de traiter le sujet des responsabilités familiales, tout autant que la maladie en phase terminale, trouveront peut-être Le rôle de ma vie fade et un dérivé d’un copier-coller d’un autre film. Néanmoins, les gens soutenant le cinéaste, son style respectif derrière la caméra, sa sélection musicale, devraient découvrir pleins d’éléments similaires qui les ont fait aimer son premier film. Pour en finir, Le rôle de ma vie, souffre d’un effet de faux pas mais possède assez de performances mémorables, mordantes, et des idées provocantes qui font travailler notre cervelle.

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